Rendez-vous culturels

Article François PAMS

Article "François PAMS - 1822-1883 – Branche des PAMS d’Argelès-sur-Mer" - Cf rubrique Alliés-Consorts.


PERSONNEL USINE BARDOU

Article : "Personnel ouvrier - Usine Bardou - Perpignan - 1928". Cf rubrique Articles/Bardou.


Article Gaston PAMS

Article : "Gaston Pams - 1854-1931 - Branche des Pams d'Argelès-sur-Mer" - Cf rubrique Alliés-Consorts.


A LIRE

"Joseph Bardou et fils, entreprises de papier à cigarettes à Perpignan" - Cf rubrique Articles/Bardou


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Article François PAMS

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PERSONNEL USINE BARDOU

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Article Gaston PAMS

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"Joseph Bardou et fils, entreprises de papier à cigarettes à Perpignan" - Cf rubrique Articles/Bardou


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PERSONNEL USINE BARDOU

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Eugène Bardou (1852-1927) - Industriel du papier à cigarettes

 

Eugène Bardou en adjudant-major d’infanterie de réserve


Fabricant de papier à cigarettes, ancien maire de la ville de Perpignan, vice-président de l’union des mutuelles « La Roussillonnaise », propriétaire, Eugène Bardou (1852-1927) occupe une place importante dans l’histoire patronale et papetière, à la fois méridionale et nationale. Il est l’un des représentants de la lignée d’industriels du papier à cigarettes qui a conservé le seul patronyme de Bardou et dont le patrimoine est encore parfaitement visible dans les Pyrénées-Orientales.

 

Eugène Bardou, administrateur de sociétés

Petit-fils de Jean Bardou (1799-1852) qui fut le promoteur du papier à cigarettes de marque Job, fils de Marie Mitjavile (1822-1901) et du fabricant de papiers à cigarettes Joseph Bardou (1823-1884), Eugène Bardou est né à Perpignan le 7 juillet 1852. En 1870, il entre dans la maison paternelle et y gravit tous les échelons administratifs avant d’accéder aux postes de direction. Tout d’abord comptable, voyageur, représentant et chargé de la direction d’une succursale en Algérie, il devient caissier puis enfin associé de la société paternelle « Joseph Bardou et fils » à compter de 1882. Il est alors âgé de 30 ans.

En 1887, la société « Joseph Bardou et fils » lance la marque de papier à cigarettes « Le Nil », assurant une notoriété définitive à la maison. En 1889, la production globale (rames, cahiers, bobines et rouleaux) s’élève à une valeur annuelle de 4 millions de francs. L’essor de la nouvelle usine de façonnage édifiée par la famille à compter de 1880 avenue de la Gare à Perpignan, est renforcé par la formation d’une société en commandite, constituée notamment avec Adolphe Lacroix (1853-1936), papetier d’Angoulême (Charente) et fournisseur de la maison perpignanaise depuis 1883. Fixé à 350 000 francs, le capital de la nouvelle société est porté à 750 000 francs en 1895, l’objectif étant d’atteindre le million en 1903.

Marque Le Nil - L'éléphant d'après L. Cappiello

 

Après le décès de son frère Léon Bardou (1899), Eugène Bardou poursuit avec les Lacroix le développement de l’entreprise perpignanaise. Le 12 décembre 1903 est constituée la société en commandite simple « Eugène Bardou et Cie » dont le siège est fixé avenue de la Gare à Perpignan, et dont il devient gérant en chef. La nouvelle société est locataire des immeubles industriels situés à Perpignan et bénéficie de l’apport définitif fait par Adolphe Lacroix de la papeterie de Saint-Cybard à Angoulême. A compter du 1er avril 1917, elle est également locataire d’un vaste dépôt situé 142 Faubourg Saint-Denis à Paris.

De 1906 à 1919, la société « Eugène Bardou et Cie » exploite 37 nouvelles marques de fabrique, déposées par les soins de l’Union des Fabricants de France dont Eugène Bardou est administrateur depuis 1885, sans compter diverses autres marques et brevets pris en France et à l’étranger. La clientèle, l’achalandage et les marchandises appartiennent à la société tandis qu’Eugène Bardou conserve en propre les objets mobiliers, agencement de bureaux et matériel d’exploitation, les marques et brevets ainsi que les immeubles situés avenue de la Gare à Perpignan.  

 

Les conséquences de la guerre 1914-1918

La mort de ses deux fils lors de la première guerre mondiale - Jules (1893-1916) et Emile (1896-1917) - entraîne dans un second temps un rapprochement des entreprises perpignanaises et angoumoises. La société « Eugène Bardou et Cie » est dissoute le 1er mai 1919, E. Bardou se sépare de tout ce qui constituait son fonds de commerce ainsi que de ses biens propres, à l’exception des marques et de ses appartements d’habitation de Perpignan. La cession est consentie à la société en commandite « Broussaud, Bonfils et Cie », Edouard Broussaud (1870-1946) et Alfred Bonfils étant respectivement fabricants de papiers à cigarettes, l’un à Angoulême et l’autre domicilié à Entrechaux (Vaucluse).

Initialement fondée à Angoulême en 1910, cette société a été récemment modifiée par la promesse de vente qui lui a été faite de l’usine de Saint-Cybard (17 février 1919) ; elle devient désormais la société « Bardou, Broussaud, Bonfils » au capital de 1 700 000 francs, par les apports faits par Eugène Bardou (14 mai 1919). Ce dernier devient gérant de la nouvelle société aux côtés d’Alfred Bonfils et d’Edouard Broussaud, nommé gérant en chef.

Usine St Cybard - Angoulême - Charente

 

Cinq ans plus tard, le 6 juin 1924, la société « Bardou, Broussaud, Bonfils et Cie » est transformée en société anonyme au capital de 3 millions de francs, sous la raison sociale « Papiers à cigarettes Le Nil - Joseph Bardou et fils », confirmant l’importance de la marque. Le capital est porté à 4 800 000 francs le 25 juin de la même année et le terme de la société est prévu en 1974. Le siège social est fixé à l’usine de Saint-Cybard, 134 rue de Bordeaux à Angoulême et la société placée sous la présidence d’Edouard Broussaud.

Eugène Bardou, qui en est l’un des premiers administrateurs, décède trois ans plus tard en 1927, à l’âge de 75 ans. A compter de cette période, la société transfère le façonnage de Perpignan à  Angoulême, annonçant la fin de la maison-mère roussillonnaise, dont l’effectif s’élevait alors à environ 115 personnes. L’activité des derniers ateliers d’Angoulême s’éteint dans les années 1970-1980.

 

Trajectoire politique et sociale

Sortie d'usine - Avenue de la Gare - Perpignan


Industriel du papier à cigarettes durant 45 ans, Eugène Bardou marque de sa personnalité la vie économique, perpignanaise et angoumoise, le département de la Charente le considérant d’ailleurs comme l’un des siens. Juré de multiples expositions nationales, internationales et universelles, et notamment en 1890, commissaire général de l’exposition industrielle de Perpignan, il est à ce titre décoré des palmes d’officier d’académie. Sa trajectoire en Roussillon aborde de multiples domaines, culturels, politiques et sociaux.

Au plan politique, Eugène Bardou s’inscrit en 1872, à l’âge de 20 ans, aux comités républicains. A compter de mai 1886 il imprime brièvement au rez-de-chaussée de son immeuble d’habitation, avenue de la Gare à Perpignan, le journal Le Radical des Pyrénées-Orientales. En 1894 il soutient la création de la Bourse du Travail de Perpignan, tout en faisant appel à la « modération » des syndicats. Il devient maire de Perpignan sur la liste républicaine, de 1894 à 1896, en remplacement de Joseph Galté, ancien maire démissionnaire.

Vice-président fondateur de la société de secours mutuels de l’Imprimerie en 1885, il est élu en 1901 l’un des premiers vice-présidents de l’union départementale des mutuelles des Pyrénées-Orientales « La Roussillonnaise ». Membre de divers comités - comité des enfants délaissés et moralement abandonnés, comité de patronage de l’école supérieure de garçons - administrateur du collège de Perpignan, membre fondateur de l’Association polytechnique des Pyrénées-Orientales, il est également membre de la société des Beaux-arts du département et dans l’entre-deux-guerres, président de la société coopérative agricole « La Primeuriale Roussillonnaise », siégeant à Perpignan.

L’héritage direct ou indirect laissé par Eugène Bardou retient l’attention : à Angoulême, le Musée du papier « Le Nil », installé dans les anciennes papeteries, conserve le fonds archivistique de la société « Le Nil - Joseph Bardou et fils ». En Roussillon, le château de La Bardarolle, propriété d’Eugène Bardou construit à Elne au tournant du XXe siècle, sert de refuge aux femmes en couches lors de la seconde guerre mondiale (actuellement dénommé « Maternité suisse d’Elne » ou « Château d’en Bardou »). Comptant 12 000 personnes en 1926, la paroisse Saint-Joseph fondée autour de l’établissement industriel, avenue de la Gare à Perpignan, est enfin devenue à cette époque, la seconde de la ville.

 

Une existence charnière


Décédé à Perpignan le 21 juin 1927, Eugène Bardou a été promu chevalier de la Légion d’honneur en 1895. Le 23 octobre 1880 à Montpellier (Hérault), il a épousé en premières noces Rosalie, Marie Baudassé (1858-1883), fille d’un fabricant de cordes harmoniques. Le 6 juin 1885 à Latour-de-Carol (Pyrénées-Orientales), il a pris pour seconde épouse Françoise, Marie Duran (1862-1899), alliée aux Mitjavile, la branche maternelle dont il était issu. Le 7 juillet 1900 à Béziers (Hérault), il épouse Céleste, Philomène Mérou (1858-1935), veuve du négociant Joseph Ribo, également d’origine cerdane.

Ces alliances marquent une charnière dans l'histoire de l'industrie de la branche Bardou. Au début du XXe siècle, l'industriel a en effet pour l’un de ses associés Raymond Paul Joseph Ribo, papetier à Perpignan et fils issu du premier mariage de Philomène Mérou : sous l’impulsion d’Eugène Bardou, la société de papiers à cigarettes qu’il a constituée s’ouvre de fait aux capitaux extérieurs, tout en maintenant en définitive une composition partiellement locale et familiale.

PRACA Edwige

 

Sources

Etat civil 

Actes de Perpignan, Béziers, Latour-de-Carol, Paris - Dossier L.H.

Actes notariés :

Me Edmond Tarbouriech notaire à Perpignan : actes de société des 7-2-1885, 4-7-1891, 26-1-1895 : société en commandite et augmentation de capital.

Fonds du Musée du papier « Le Nil » - Angoulême 

MeHommet notaire à Angoulême, 17-2-1919, 14-5-1919 et 10-6-1919 : statuts de la société en commandite simple Bardou, Broussaud, Bonfils et Cie; 6-6-1919 : vente de fonds de commerce par la société Eugène Bardou et Cie à la Sté Bardou, Broussaud, Bonfils et Cie; 6-6-1924 : statuts de la S. A. Papiers à cigarettes Le Nil - Joseph Bardou et fils.

 

Bibliographie

Petite anthologie de la cigarette, suivi de Centenaire de la Société Joseph Bardou et fils, Tours, 1949.

PRACA Edwige, « Joseph Bardou, fabricant de papier à cigarettes », La Semaine du Roussillon, n°140, 24-29 décembre 1998.

PRACA Edwige, Les sociétés de secours mutuels et leur union dans les Pyrénées-Orientales, Perpignan, éd. Trabucaire, 2000, notice biographique p.126-127.

PEAUCELLE Denis, Fumées du Nil, n°0, Angoulême, 1988.

PEAUCELLE Denis (dir), Les Lacroix, sept générations de papetiers en Charente, Angoulême, 1995.

PEAUCELLE Denis et PICOT Marie-Françoise, La publicité à l’égyptienne, Angoulême, 1998.

PEAUCELLE Denis, Imaginaires d’usines, Angoulême, 2002.