Rendez-vous culturels

BARDOU-JOB

"Société Bardou-Job et Pauilhac - Statuts de 1897" - Cf rubrique Articles/Bardou-Job.


PERSONNEL USINE BARDOU

Article : "Personnel ouvrier - Usine Bardou - Perpignan - 1928". Cf rubrique Articles/Bardou.


SAN MARTI

"Pierre Bardou-Job - Exportation de faïences San Marti en Amérique du Nord" - Cf rubrique Beaux-Arts/Arts graphiques


A LIRE

"Joseph Bardou et fils, entreprises de papier à cigarettes à Perpignan" - Cf rubrique Articles/Bardou


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PERSONNEL USINE BARDOU

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Le patrimoine immobilier Bardou-Job en 1892

 

En 1892, le décès du papetier Pierre Bardou-Job entraîne le partage de son patrimoine immobilier entre ses trois enfants : Camille, Justin et Jeanne Bardou-Job. La succession se compose de domaines ruraux situés dans la plaine roussillonnaise : le « Parc Ducup », à proximité de la ville de Perpignan ; le domaine d’Alénya sis dans les communes d’Alénya et de Saint-Nazaire ; le domaine de Llaro, situé sur la commune de Canet ; « Choisy-le-Job », situé dans la commune rurale de Bompas[1], et dont il n’est pas besoin de souligner le jeu de mots.

A ces propriétés fixées sur une frange fertile relativement proche du littoral, s’ajoute un patrimoine en lien direct avec la mer : ainsi en est-il des « Fontaines poissonneuses de Salces », ainsi que des « salins Cordes et Durand », en relation avec la Méditerranée. Sur ces vastes espaces, Pierre Bardou-Job a pratiqué la chasse et la pêche à grande échelle, livrant une guérilla acharnée aux contrebandiers de tous bords.

A l’extérieur de Perpignan, figure encore la maison paternelle d’Ille-sur-Tet et dans la ville de Perpignan, la succession se compose de plusieurs maisons et immeubles de rapport, des maisons d’habitation où s’est fixée la famille, situées de part et d’autre de la rue Saint Sauveur, aux numéros 13 et 18. Quelques locaux utilitaires de vaste dimension, vestiges de couvents ou de loges maçonniques, sont situés à la périphérie des précédentes : Saint-Jean des Arts, l’ancien établissement des Capucins, le local dit Ste Catherine, une écurie à Ste Claire.

Répondant aux besoins de fraîcheur désirés en milieu urbain et méditerranéen, prolongeant d’anciennes pratiques de civilisation, s’ajoutent à ce patrimoine deux formes caractéristiques de propriété : un couloir de jardins d’agrément, situé dans le prolongement de la promenade des Platanes et s’étendant jusqu’à la route de Canet, ainsi que des bains privés ouverts au coeur de la cité, Bains Vauban et Saint Sauveur. Empreinte plus moderne, un terrain est à bâtir sur l’avenue de la Gare vers l’usine à gaz de la ville.

Tel est, succinctement, le patrimoine immeuble réuni au cours de son existence par Pierre Bardou-Job, industriel du papier à cigarettes décédé à Perpignan en 1892. Tel est, également, le paysage essentiel de la ville avant la démolition de ses remparts, espace bien perçu dont le papetier s’est attribué l’une des meilleures parts. L'ensemble est alors estimé à 2 685 000 francs.

Ce patrimoine foncier et immobilier est aisément divisible en trois lots. Justin (1860-1930), époux de Thérèse Noé, reçoit à Perpignan le 13 rue St Sauveur, siège de l'entreprise et tout le pâté de maisons mitoyen, les Bains Vauban, St Jean-des-Arts et le couvent des Capucins, ainsi que dans la campagne proche, le domaine d'Alénya - 113 ha acquis en 1876 par Pierre Bardou-Job - et les salins de St Laurent de la Salanque.

Camille, épouse de Charles Baillot Ducup de Saint-Paul, reçoit un patrimoine exclusivement fixé à Perpignan, composé d'une dizaine de maisons, des jardins d'agrément près de la promenade des Platanes, ainsi qu'en banlieue les domaine et parc Ducup - 100 hectares acquis en 1877 par Pierre Bardou-Job.

Mas Llaro - Propriété Jeanne Bardou-Job épouse Pams - Vers 1900

Jeanne, épouse de Jules Pams, reçoit le 18 rue St Sauveur à Perpignan, désormais désigné sous le vocable d'Hôtel Pams, du nom de son époux, le couvent Ste Catherine et le terrain à bâtir avenue de la Gare, ainsi qu'hors de la ville, le domaine de Llaro - 156 ha acquis en 1876 par Pierre Bardou-Job.

On notera enfin qu'il manque à cet ensemble les grands châteaux d'Aubiry et de Valmy, qui ne sont pas encore construits, et qui le seront dans la décennie suivant le décès de Pierre Bardou-Job. Ainsi va se compléter dans les Pyrénées-Orientales un patrimoine héréditaire, foncier et immobilier étendu, et surtout dès les origines, extrêmement bien pensé.

Edwige Praca

 


 

Document de 1892

 

Par-devant Me Victor Prohom et son collègue, notaires à Perpignan, soussignés, ont comparu :

1° - M. Victor Charles Paul Ducup de Saint-Paul, colonel du cinquième régiment d'artillerie de l'armée territoriale, officier de la Légion d'honneur et de lui assistée et autorisée Mme Camille Bardou-Job, sans profession, son épouse, domiciliés ensemble à Perpignan, mariés sous le régime dotal suivant contrat reçu par Me Amouroux, notaire à Perpignan le 9 avril 1877.

2° - M. Michel Noé, avocat, domicilié à Perpignan, agissant au nom et comme mandataire de M. Justin Jean Pierre Bardou-Job, propriétaire, domicilié à Perpignan, aux termes d'une procuration sous seing privé en date du 15 juillet 1892 non encore enregistrée, mais qui le sera avant ou en même temps que les présents auxquels elle est demeurée annexée après avoir été certifié véritable de M. Noé et revêtue de la mention d'annexes

3° - et M. Jules Joseph Louis Hippolyte Pams, avocat et de lui assistée et autorisée, Mme Jeanne Eugénie Françoise Bardou- Job, sans profession, son épouse, domiciliés ensemble à Perpignan, mariés sous le régime exclusif de communauté, suivant contrat reçu par maître Affre, notaire à Perpignan le 10 avril 1888.

(…) les parties majeures et maîtresses de leurs droits, faisant une masse commune des biens dépendant de la succession de feu M. Pierre Bardou-Job et de ceux dépendant de la communauté ayant existé entre le dit M. Bardou et feu Mme Léonie Amiel, son épouse, ainsi que de la succession de cette dernière, en ont formé les lots suivants :

Formation des lots

Premier lot

Le premier lot comprend :

1° - Le domaine connu sous le nom de « Parc Ducup » sis dans la banlieue de Perpignan, avec toutes appartenances et dépendances, sans n'en rien excepter ni réviser.

2° - Tous les jardins d'agrément que M. Pierre Bardou-Job possédait aux abords de la Promenade des Platanes, à Perpignan, à l'exception :

Premièrement : d'un jardin, qui comprendra tout le jardin Lefort, présentant, sur la route de Canet, une façade de 24 m 50 cm, entre le jardin Lacombe Saint-Michel à l'Ouest, et le jardin Pourtet à l’Est ; et les deux parties à détacher des jardins Monera et Xiffre suivant le prolongement, jusqu'au couloir des jardins, en droite ligne, des deux lignes séparatives des deux fonds Lacombe Saint-Michel et Pourtet, de telle sorte que les 24 m 50 cm de la façade sur la route de Canet correspondront à une façade un peu moindre sur le couloir des jardins, empruntant 13 m au jardin Monera et 10 m 70 cm au jardin Xiffre, et ayant par suite dans toute son étendue 23 m 70 cm. Cette seconde partie, formé de deux emprunts, faits l’un au jardin Monera, l’autre au jardin Xiffree, pour aboutir de la route de Canet, jusqu'au couloir des jardins, sera limitée à l'ouest par celui des cohéritiers à qui sera attribué le lot numéro un et à l’est par celui des cohéritiers à qui sera attribué le lot numéro trois desdites succession et communauté.

Le jardin ainsi formé de la totalité du jardin Lefort et des deux parties détachées des jardins Monera et Xiffre sera et demeurera attribué au second lot.

Deuxièmement : d'un jardin qui sera desservi par le couloir des jardins, sur lequel se trouve une noria et qui comprendra tout ce qui, dans le jardin ayant appartenu à Xiffre, ne sera point pris par le jardin décrit et délimité ci-dessus et de plus le jardin contigu ayant appartenu à Caumet et les deux jardins Allègre, numéro un et seize.

Il sera donc compris entre le couloir des jardins au nord la part du jardin Xiffre attribuée ci-dessus à l'ouest, le jardin Pourtet, le jardin Allègre au sud, qui le séparent de la route de Canet, et à l'est le couloir confrontant le jardin Saisset, lequel couloir était la propriété exclusive de M. Pierre Bardou-Job.

Il sera et demeurera attribué au troisième lot des biens immeubles de la succession et communauté.

3° - Les maisons ci-après, situées toutes à Perpignan :

Rue de la Fusterie numéro 4, ancienne maison Ducup ;

Rue Vauban : maison Izarn, affectée à la Glacière avec tout son outillage et son matériel, immeubles par destination ;

Même rue : maison voisine, portant le numéro 23 ;

Rue de l'Argenterie, la maison Mourat, actuellement occupée par Mme veuve Lencou

Rue de la Lanterne, numéro 27

Rue Arago, numéro 38 et 38 (bis)

Rue des Carmes, numéro 15 (Ve Coll)

Même rue, numéro 9

Même rue, numéro 11 (immeuble Anglade).

4° - Les Fontaines poissonneuses de Salces

Second lot

Le second lot comprend, indépendamment du jardin dont il était ci-dessus question :

1° - La maison rue Saint-Sauveur, numéro 13 à Perpignan embrassant tout le pâté de constructions en y comprenant la petite maison occupée par M. Lavail[2], avec toutes dépendances, le tout limité par les rues Saint-Sauveur, Sacaveille, rue du Ruisseau et Maure.

2° - Les Bains Vauban, sis au quartier des Tanneries, à Perpignan, avec tous les immeubles, bâtis ou non bâtis qui s'y rattachent, à partir de l'immeuble acheté à M. Vidal et de l'impasse conduisant à l'entrée principale des Bains jusqu'à l'entrée opposée sur la rue Rempart Villeneuve, l'hydrothérapie, la petite maison du coin près de l'immeuble Fourcade-Abblard, les ateliers Mercader, les constructions des cohéritiers Michel avec leurs appartenances, le jardin sur le rond-point des Tanneries et la maison Dauderni, récemment dégagée et complétée par la convention Fontano-Bénavail, le tout formant un ensemble dont il n’est rien excepté ni réservé, soit pour le sol, soit pour les constructions, soit pour les immeubles par destination.

3° - Le Domaine d'Alénya et de Saint-Nazaire, tel qu'il se poursuit et comporte sans en rien détacher, excepter ni réserver, consistant essentiellement en vignes et prairies.

4° - Les Salins Cordes et Durand avec tous les terrains qui les avoisinent et dont le relevé a été récemment l'objet d'un travail minutieux de reconnaissance et de bornage avec divers contestants, les dits terrains avec tous leurs droits et dans toute leur étendue, sans réserve ni exception aucune.

5° - Les immeubles suivants sis à Perpignan :

Les maisons, rue côte Saint-Sauveur (Artus) numéro 1 et 3

Saint-Jean des Arts et les Bains-Saint-Sauveur avec toutes dépendances, sans réserve ni exception

L’ancien l'établissement des Capucins (Esplanade).

6° - La maison paternelle sise à Ille sur la Tet.

Troisième lot 

Le troisième lot comprend, indépendamment du jardin tel qu'il a été plus haut formé :

1° - La maison d'habitation de M. Pierre Bardou-Job, portant le numéro 18 de la rue Saint-Sauveur à Perpignan et toutes les maisons ayant appartenu au dit auteur commun sur le même côté de la rue Saint-Sauveur, jusque et y compris la maison qui a été longtemps occupée par M. Édouard Mourat.

2° - Le domaine de Llaro, ayant appartenu à Mme Clarisse Jaume, avec toute ses appartenances et dépendances sans aucune exception ni réserve, y compris les parcelles en luzerne sises au territoire de Canet.

3° - Le terrain à bâtir sis sur l'avenue de la Gare à Perpignan, s'étendant entre cette avenue et l'Usine à Gaz et ayant appartenu à M. Louis Pams.

4° - Le Local dit Sainte-Catherine, rue Sainte-Catherine à Perpignan.

5° - L'écurie, rue Impasse Sainte-Claire à Perpignan.

6° - Tous les immeubles de Bompas, désignés sous le nom de Choisy-le-Job.

Attributions 

Ces lots ainsi formés et reconnus par les parties d’une égale valeur :

Le Premier lot a été attribué à Mme Ducup de Saint Paul

Le Deuxième lot a été attribué à M. Justin Jean Pierre Bardou-Job

Et le Troisième lot a été attribué à Mme Pams.

Acceptation 

Chacun des copartageants, les dames, chacune expressément autorisée de son mari respectif, a déclaré accepter le lot à lui attribué, comme les remplissant du tiers revenant à chacun d'eux dans les immeubles et tous abandonnements nécessaires ont été faits par chacun des co- héritiers au profit des deux autres.

Jouissance divise. - Prise de possession

Chacun des copartageant pourra disposer à compter de ce jour ainsi qu'il avisera des biens compris dans son lot en pleine et absolue propriété.

Chacun des cohéritiers reconnaît être en possession des divers immeubles qui lui ont été attribués et qu'il a accepté pour le remplir de ses droits dans les immeubles, sauf pour les deux jardins qui doivent être formés, ainsi qu'il a été dit au profit de M. Justin Bardou-Job comme attributaire du deuxième lot et au profit de Mme Jules Pams comme attributaire du troisième lot. La formation et la délivrance de ces deux jardins à M. Justin Bardou Job et à Mme Pams respectivement, aura lieu à la première réquisition de l'un et de l'autre et la délivrance de tous les immeubles par destination attachés aux jardins ou à la partie desd. jardin leur revenant respectivement, aura lieu en même temps.

Charges et Conditions

Il aura lieu entre les co-partageants, à la garantie en matière de partage.

Les co-partageants ont pris leurs immeubles entrés dans leur lot respectif dans l'état où ils se sont trouvés avec toutes leurs appartenances et dépendances, cheptel et immeubles par destination.

Il n'aura pas lieu à garantir entre les co-partageants en raison de l'état des bâtiments. Ils supporteront les servitudes passives, apparentes ou occultes, continues ou discontinues pouvant grever les immeubles, entrés dans le lot de chacun d'eux, sauf à s'en défendre et à profiter de celles actives, s'il en existe, le tout à leurs risques et périls.

M. Justin Bardou-Job et Mme Pams auront droit de passage dans les couloirs aboutissant aux jardins de la Promenade des Platanes, compris dans leur lot respectif.

Ils pourront prélever sur le débit de la source du puits artésien situé au nord du jardin Allègre, numéro 16, puits qui est destiné à l'arrosage d'une partie des jardins dépendant de la succession, quantité d'eau proportionnelle à l'étendue des jardins compris dans leur lot.

Les réservoirs d'eau nécessaires à l'arrosage étant situées dans le jardin Allègre, numéro 16, propriété de Mme Pams, celle-ci devra autoriser, quand besoin sera, Mme Ducup de Saint-Paul, en tant que propriétaire de la source du puits artésien, à pénétrer dans le dit jardin pour y faire faire toutes les réparations et améliorations nécessaires.

Les copartageants, payeront à partir du 1er janvier prochain, les contributions, primes d’assurances, et taxes de toute nature relatives à leur lot respectif ; jusqu'à cette époque, ces charges seront supportées en commun.

Il est convenu que les créances et les autres charges de la succession soient laissées en commun pour arriver le plus tôt possible à l'extinction des dites charges.

Les procès actuellement en cours seront suivis, et après solution définitive, réglés à frais communs comme étant une charge de succession ; et devant comme toutes les autres charges se répartir par tiers entre les héritiers.

Les fruits et revenus produits jusqu'à ce jour ont été objet d'un règlement à part ; chacun des cohéritiers reconnaît avoir été nanti de la portion pouvant lui revenir et n'avoir par suite rien à réclamer de ce chef ; ils ont aussi procédé au partage du mobilier dépendant des dites successions et chacun d'eux est en possession de la part que le sort lui a attribuée.

Remise des Titres

Chacun des cohéritiers reconnaît avoir reçu les expéditions des divers actes d'achat, qui ont fait entrer dans l'avoir paternel les diverses propriétés, dont ils sont devenus attributaires ; les parties ont jugé inutile d'entrer dans le détail des diverses origines de propriété et en ont dispensé expressément les notaires soussignés.

D'ailleurs, elles seront tenues comme il a été dit, de la garantie entre co-héritiers pour le cas où l'une d'elles serait évincée de tout ou portion des fonds à elle attribués. Elles devront s'aider mutuellement de toutes communications pour les procès pendants, à suivre en commun, comme aussi dans le cas où naîtraient de nouveau procès que chacun suivrait individuellement.

Si, par erreur, un des co-héritiers, dans la distribution des papiers de famille, était resté nanti d'un titre relatif à un droit auquel il serait devenu étranger par l'effet du présent partage, il devra remettre le titre à celui qu’il intéresse.

Paiement des Frais des présentes

Tous les frais et honoraires auxquels ces présentes pourront donner ouverture seront supportées partir par chacun des co-partageants.

Évaluation pour l'Enregistrement 

Pour la perception des droits d'enregistrement seulement, les parties déclarent que les immeubles partagés sont d'une valeur vénale de deux millions six cent quatre vingt cinq mille francs, y compris les fruits et revenus.

Le mobilier précédemment partagé d'une valeur de cent mille francs. pour chaque co-héritier.

Lecture de la Loi

Avant de clore, Me Prohom, l’un des notaires soussignés, a donné lecture aux parties des articles 12 et 13 de la loi du 23 août 1871.

Dont acte

Fait est passé au domaine dit Parc Ducup, banlieue de Perpignan,

L'an mil huit cent quatre vingt douze,

Le Vingt deux août.

Après lecture, les parties ont signé avec les notaires.



Notes

[1] Actuel Mas Pams.

[2] Il s’agit de François Lavail, comptable à la maison Bardou-Job.


 

Sources

Me Victor Prohom et collègue, notaires à Perpignan : partage Bardou-Job, n° 368, 22 août 1892, extrait.


 

Pour en savoir plus

PRACA E., "Perpignan à l'ère industrielle : l'exemple du papier à cigarettes JOB (XIXe-début XXe s.)", in Perpignan une et plurielle, 2004, p.154-174.