Rendez-vous culturels

BARDOU-JOB

"Société Bardou-Job et Pauilhac - Statuts de 1897" - Cf rubrique Articles/Bardou-Job.


PERSONNEL USINE BARDOU

Article : "Personnel ouvrier - Usine Bardou - Perpignan - 1928". Cf rubrique Articles/Bardou.


SAN MARTI

"Pierre Bardou-Job - Exportation de faïences San Marti en Amérique du Nord" - Cf rubrique Beaux-Arts/Arts graphiques


A LIRE

"Joseph Bardou et fils, entreprises de papier à cigarettes à Perpignan" - Cf rubrique Articles/Bardou


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BARDOU-JOB

"Société Bardou-Job et Pauilhac - Statuts de 1897" - Cf rubrique Articles/Bardou-Job.


PERSONNEL USINE BARDOU

Article : "Personnel ouvrier - Usine Bardou - Perpignan - 1928". Cf rubrique Articles/Bardou.


SAN MARTI

"Pierre Bardou-Job - Exportation de faïences San Marti en Amérique du Nord" - Cf rubrique Beaux-Arts/Arts graphiques


A LIRE

"Joseph Bardou et fils, entreprises de papier à cigarettes à Perpignan" - Cf rubrique Articles/Bardou


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BARDOU-JOB

"Société Bardou-Job et Pauilhac - Statuts de 1897" - Cf rubrique Articles/Bardou-Job.


PERSONNEL USINE BARDOU

Article : "Personnel ouvrier - Usine Bardou - Perpignan - 1928". Cf rubrique Articles/Bardou.


SAN MARTI

"Pierre Bardou-Job - Exportation de faïences San Marti en Amérique du Nord" - Cf rubrique Beaux-Arts/Arts graphiques


A LIRE

"Joseph Bardou et fils, entreprises de papier à cigarettes à Perpignan" - Cf rubrique Articles/Bardou


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"Société Bardou-Job et Pauilhac - Statuts de 1897" - Cf rubrique Articles/Bardou-Job.


PERSONNEL USINE BARDOU

Article : "Personnel ouvrier - Usine Bardou - Perpignan - 1928". Cf rubrique Articles/Bardou.


SAN MARTI

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A LIRE

"Joseph Bardou et fils, entreprises de papier à cigarettes à Perpignan" - Cf rubrique Articles/Bardou


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PERSONNEL USINE BARDOU

Article : "Personnel ouvrier - Usine Bardou - Perpignan - 1928". Cf rubrique Articles/Bardou.


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PERSONNEL USINE BARDOU

Article : "Personnel ouvrier - Usine Bardou - Perpignan - 1928". Cf rubrique Articles/Bardou.


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"Joseph Bardou et fils, entreprises de papier à cigarettes à Perpignan" - Cf rubrique Articles/Bardou


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PERSONNEL USINE BARDOU

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PERSONNEL USINE BARDOU

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L’Hôtel Pams à Perpignan : « Cette maison-là était un musée »

 

Temple chinois acquis par Pierre Bardou-Job - Vestiges - Col. part.

 

Au décès de son épouse en 1871, l'industriel Pierre Bardou-Job (1826-1892) charge sa belle-soeur, Henriette Amiel, de s'occuper de leurs trois enfants devenus orphelins de mère. Celle-ci demeure donc dans leur hôtel particulier situé 18 rue Saint-Sauveur à Perpignan,  et cet immeuble échoit ensuite à la cadette, Jeanne Bardou-Job, fille de Pierre, épouse de l'homme politique Jules Pams.

Bien que sans enfants, le couple garde auprès de lui Henriette, qui s'occupe alors de Pierre Michel (1887-1937), fils de Justin (1860-1930) et petit-fils de Pierre Bardou-Job. Faisant allusion à ces personnages, un texte, rédigé par une amie de la famille, témoigne de l'animation régnant dans cette somptueuse demeure bourgeoise : il présente une autre vision de la demeure familiale, encombrée d'animaux et décrite avec les yeux de l'enfance.

Le texte confirme par ailleurs le goût du premier propriétaire pour les collections, l'exotisme et l'extraordinaire.  L'on reconnaîtra notamment le jardin de l'Hôtel Pams dans lequel se dresse alors un "temple chinois", ramené d'une exposition universelle. De fait, au tournant du XXe siècle, l'Hôtel Pams est sans nul doute un vaste musée privé, le plus grand musée perpignanais avec celui des Beaux-Arts de la ville. En ce temps-là, les deux activités  interfèrent d'ailleurs, les propriétaires de l'un étant dans le même temps administrateurs de l'autre.

La mémoire d'un mobilier chinois

Ces activités ne sont alors pas figées, mais se nourissent de voyages à Paris ou d'échanges avec les pays plus lointains, où la dynastie Bardou-Job et alliés étend ses intérêts commerciaux.  Le témoignage d'un "ancien de chez Job" confirme par exemple la présence d'une commode chinoise dans les locaux perpignanais où, ces dernières décennies, se tenait encore le conseil d'administration de la société. Ce mobilier exotique dont il convient de suivre la trace, témoigne de fait d'un patrimoine, de goûts et de pratiques culturelles représentatifs de cette grande dynastie perpignanaise.

Enfin, l'existence d'Henriette Amiel témoigne des échanges culturels entre Perpignan et la capitale. Au décès de Pierre Bardou, celle-ci va en effet vivre à Paris chez les Pams, où "Elle goûta aux plaisirs de la vie mondaine, connut des célébrités dans le salon de sa nièce, et se rassasia de théâtre". Puis elle s'installe place Laborie à Perpignan, dans un appartement décoré de "tentures de velours couleur de pensée, de bronzes, de tapis", où elle reçoit ses amies, dont la descendance conserve en mémoire les fastes de cette époque.

Le document ci-dessous constitue donc un témoignage sur l'hôtel Pams au temps de ses décors, dûs à la "fortune énorme" que Pierre Bardou "gagnait en faisant fumer le Job".

Edwige PRACA

 

Un témoignage sur l'Hôtel Pams

 

« Henriette vieillit à la tâche et ne se maria point. J'ai connu surtout le fils de Justin, nommé Pierre ; et j'ai joué avec lui dans cette extraordinaire maison de la rue Saint-Sauveur, dans le jardin-terrasse, autour du temple chinois, avec des chiens grands et petits, des chats, et les joujoux les plus coûteux et les plus extraordinaires du monde. Car Pierre (le patriarche) raffolait de l'extraordi­naire, du coûteux, du mirobolant. Il lui fallait tout ce qu'il voyait de beau, de rare ou de précieux et cette maison-là était un musée.

« Je me souviens, dans une grande pièce très éclairée, d'une immense volière four­millant de bengalis. En guise de nids, ils avaient un peu partout de microscopiques corbeilles ornées de rideaux qui en faisaient des alcôves pour farfadets. Rideaux bleus, rideaux roses, rideaux rouges ou jaune d'or, on aurait dit des fleurs autour desquelles volaient et gazouillaient les Diamants, les Mandarins, les Combassous, les Paddas, les Joues-bleues, les Ventre-orange et les Cous-coupés, etc.. etc...

« Tante Henriette soignait les oiseaux, soignait les chiens, soignait les chats, les singes quand il y en avait, les enfants tant qu'elle pouvait, son beau-frère itou, et commandait aux domestiques. A part ça, elle nageait dans la béatitude. Ses apparitions chez nous apportaient du rire et de l’affection ».

 

 

Pour en savoir plus

MUCHIR Claire, "Jules Pams (1852-1930) et le musée des Beaux-Arts de Perpignan", in La Belle Epoque dels Bardou, 1890-1914, Catalogue d'exposition, Ville de Perpignan, 2011, p.119-133.